«Le supplément du dimanche» du 30 mars 2025
Dans le supplément de ce dimanche, en première partie, direction l'Égypte, où l'excision est largement pratiquée et demeure un traumatisme pour des millions de femmes. En deuxième partie, direction l'Espagne. La course à la neutralité carbone est lancée en Europe. En Andalousie, il n'est pas rare que des paysans se fassent exproprier dans le but que leurs terrains agricoles soient transformés en parcs de panneaux solaires. Excision, la dignité mutilée des femmes égyptiennes L’excision. Rien qu’à l’évocation de ce mot, le traumatisme de millions de femmes ressurgit. Ablation du clitoris, mutilation des lèvres… Cette procédure violente est un des symboles du patriarcat, une tradition perpétrée au nom d’une soi-disant pureté. Et elle est particulièrement répandue dans un pays : l’Égypte.Théoriquement, l’excision y est interdite par la loi, c’est donc un crime. Mais dans les faits, elle est largement pratiquée. En Égypte, près de 9 femmes sur 10 auraient subi cette mutilation.Nous vous emmenons aujourd’hui suivre le combat de celles qui tentent de résister, et de soigner leur corps et leurs âmes.Un Grand reportage d'Alice Moreno qui s'entretient avec Jacques Allix.Espagne : Touche pas à mon olivier, le monde rural andalou en guerre contre l’énergie solaire L’Union européenne a promis d’atteindre la neutralité carbone dans 25 ans, et pour y arriver, les pays sont lancés dans une course à l’énergie renouvelable. C’est particulièrement le cas, en Andalousie, dans le sud de l’Espagne, qui est l’une des régions les plus ensoleillées d’Europe. Là, plusieurs centaines de fermes solaires de grande ampleur sont en cours de développement. Oui, sauf que pour installer tous ces panneaux, les autorités espagnoles rachètent des terrains agricoles, et exproprient, parfois de force, les paysans. Le solaire est d’un coup devenu bien moins populaire.Un Grand reportage de Noémie Lehouelleur qui s'entretient avec Jacques Allix.