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Monde Numérique - Actu Tech

Jerome Colombain
Monde Numérique - Actu Tech
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  • Monde Numérique - Actu Tech

    🔎 Des robots humanoïdes bientôt sur le champ de bataille ? (Zoom Tech)

    20/03/2026 | 7 mins.
    Les robots humanoïdes quittent les laboratoires pour entrer dans une nouvelle phase bien plus concrète : le terrain militaire. Derrière les promesses technologiques, une révolution stratégique et éthique est en marche.
    Une nouvelle ère pour la robotique militaire
    Les images de robots spectaculaires ne relèvent plus uniquement de la science-fiction. Avec le développement du Phantom MK1 par la startup américaine Foundation, une nouvelle étape est franchie : celle de l’expérimentation réelle de robots humanoïdes sur des zones de conflit. Selon le magazine Time, deux exemplaires auraient déjà été envoyés en Ukraine pour des missions de reconnaissance, marquant un tournant dans la robotisation de la guerre.
    Des robots conçus pour le combat
    Le Phantom MK1 s’inscrit dans la lignée des robots humanoïdes développés pour évoluer dans des environnements pensés pour les humains. Capable de porter jusqu’à 40 kg, et bientôt davantage, avec une autonomie de plusieurs heures, il est conçu pour intervenir en première ligne. Il peut effectuer des missions de reconnaissance, transporter du matériel ou encore manipuler des équipements, dans des zones particulièrement exposées.
    Contrairement aux drones ou aux robots quadrupèdes, ces machines présentent un avantage clé : leur capacité à s’adapter à des infrastructures humaines existantes, comme les escaliers, les tranchées ou les véhicules, sans nécessiter de transformation majeure des environnements.
    Des limites techniques bien réelles
    Malgré les avancées technologiques, ces robots restent encore loin d’être infaillibles. Leur résistance aux conditions extrêmes du terrain, comme la boue, le froid ou les chocs, reste incertaine. Ils sont également exposés à des risques spécifiques, notamment le piratage ou les interférences électroniques.
    Par ailleurs, ces systèmes ne sont pas encore autonomes. Ils sont pilotés à distance, à l’image des drones actuels, ce qui implique une dépendance forte à l’humain et à des infrastructures de communication fiables.
    Le défi éthique : qui décide de tuer ?
    La question de l’autonomie létale constitue l’un des enjeux les plus sensibles. Aujourd’hui, les décisions critiques, notamment l’usage de la force, restent sous contrôle humain. Mais les évolutions technologiques pourraient progressivement remettre en cause cet équilibre.
    Si un robot devenait capable d’identifier une cible et de décider d’ouvrir le feu, la question de la responsabilité se poserait immédiatement. Ce débat, longtemps théorique, prend désormais une dimension concrète à mesure que ces technologies se rapprochent du terrain.

    Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
  • Monde Numérique - Actu Tech

    🎤 L'IA accroit le risque cyber en entreprise (Vivien Mura, Orange Cyberdefense)

    19/03/2026 | 17 mins.
    Face à l’essor de l’intelligence artificielle, la cybersécurité entre dans une nouvelle ère marquée par l’accélération des attaques et l’automatisation des systèmes. Vivien Mura alerte sur les risques émergents tout en soulignant le rôle clé de l’humain dans la boucle de décision.
    Interview : Vivien Mura, CTO d'Orange Cyberdefense
    En partenariat avec Orange Cyberdefense
    Punchlines
    L’IA abaisse la barrière d’entrée de la cybercriminalité.

    La donnée est devenue une monnaie centrale pour les attaquants.
    Les systèmes automatisés deviennent des points de vulnérabilité.
    Le défi est de garder l’humain dans la boucle.
    En quoi l’intelligence artificielle change-t-elle concrètement la menace cyber ?
    Aujourd’hui, la menace est dominée par une cybercriminalité en forte croissance, avec beaucoup d’extorsions et de fuites de données. L’IA vient ajouter une complexité supplémentaire. Elle permet notamment aux attaquants d’accélérer leurs actions. Le délai entre la découverte d’une vulnérabilité et son exploitation est désormais réduit à quelques jours, voire quelques heures. Cela nous oblige à revoir complètement notre capacité à réagir rapidement.
    Quels nouveaux risques l’IA fait-elle peser sur les entreprises ?
    Le premier risque, c’est la perte de contrôle des données et des usages. Les employés utilisent facilement des outils d’IA sans toujours les maîtriser. Ensuite, les systèmes d’IA deviennent eux-mêmes des cibles, car ils ont souvent des accès privilégiés. Enfin, l’automatisation des processus via des agents intelligents pose un vrai défi. On s’approche d’un moment où ces systèmes pourront orchestrer des actions sensibles, et la question est de savoir jusqu’où on leur donnera des droits.
    L’IA est-elle aussi une solution pour se défendre ?
    Oui, c’est même indispensable. Face à l’accélération et au volume des attaques, on doit utiliser la machine pour gagner du temps. L’IA permet d’assister les analystes, par exemple en qualifiant automatiquement des incidents et en proposant des plans de remédiation. Cela crée une collaboration intéressante entre l’humain et la machine, où chacun apporte de la valeur.
    Les entreprises sont-elles prêtes à faire face à ces nouveaux enjeux ?
    La prise de conscience commence, mais la maturité reste limitée. Les entreprises comprennent qu’il y a des risques, mais elles ne les maîtrisent pas encore totalement. Il faut continuer à sensibiliser, à développer les compétences et à intégrer la sécurité dès la conception. Les fondamentaux restent valables, mais ils doivent être adaptés à cette nouvelle réalité technologique.

    Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
  • Monde Numérique - Actu Tech

    🎤 « On a prouvé qu’avec quelques millions, on pouvait faire un casque face aux géants. » (Stan Larroque Lynx)

    18/03/2026 | 1h 8 mins.
    Dans ce nouvel épisode de la série INNOVATEURS, consacrée à celles et ceux qui font l’innovation, je reçois reçois Stan Larroque, pionnier français des casques de réalité mixte.
    Parti de presque rien, quelques millions d’euros et une petite équipe, Stan Larroque s’est attaqué à un secteur dominé par les géants de la tech. Il raconte les coulisses de cette aventure entrepreneuriale, faite de paris technologiques, de levées de fonds difficiles et de batailles industrielles. Il explique aussi pourquoi le métavers tel qu’il a été imaginé par les grandes plateformes n’a sans doute pas d’avenir, tandis que la réalité mixte trouve aujourd’hui son véritable marché dans les entreprises. Il en profite pour partager sa vision de l’innovation, qui consiste selon lui à « déranger » et à bousculer l’ordre établi. Il évoque également les défis de l’entrepreneuriat hardware en France, les décisions stratégiques qui ont façonné Lynx — notamment face à Google — et les montagnes russes émotionnelles que vivent les fondateurs de startups technologiques. Enfin, il confie son admiration pour certaines innovations majeures comme Starlink et explique pourquoi, pour lui, l’innovation reste avant tout une aventure humaine.
    Interview : Stan Larroque, fondateur de Lynx Mixed Realities
    Punchlines
    « Innover, c’est déranger. »
    « Dans une startup tech, l’asset principal, c’est le cerveau des gens. »
    « Faire du hardware en France ? Ne le faites pas… mais faites-le quand même. »
    « Starlink est l’une des innovations les plus impressionnantes de ces dernières années. »

    Comment une petite startup peut-elle exister face aux géants de la tech ?
    Nous, chez Lynx, on est très concentrés sur un segment précis : le B2B. Il y a des entreprises prêtes à payer pour un casque qui leur apporte une vraie valeur dans leur travail. Ce n’est pas le même marché que le grand public. On ne parle pas de millions d’unités comme les smartphones, mais sur un produit avec de bonnes marges, il y a une vraie économie possible.
    La réalité virtuelle n'est-elle pas en train de s’essouffler ?
    Je ne pense pas que la VR n’ait pas d’avenir. En revanche, je pense que la vision du métavers qu’on nous a présentée n’en a pas vraiment. Le grand public a découvert la VR presque uniquement à travers la stratégie de Meta, et ce pari-là est en train de montrer ses limites. En revanche, dans le monde professionnel, la réalité mixte explose. Les entreprises ne sont plus au stade des tests ou des démonstrateurs. Elles déploient vraiment des solutions à grande échelle, parfois des milliers de casques pour la formation ou les opérations.
    Qu’est-ce que l’innovation pour toi ?
    Pour moi, innover, c’est inventer quelque chose qui trouve un usage. Une innovation, c’est une invention qui fonctionne dans le monde réel. Et surtout, innover, c’est déranger. Quand tu inventes quelque chose de nouveau, tu bouscules forcément l’ordre établi. Tu deviens celui qui agace les acteurs en place. Mais quelque part, c’est plutôt bon signe.
    Quelles qualités faut-il pour innover ?
    Il faut ne pas avoir peur. C’est vraiment la qualité essentielle. Quand tu montes une startup, tu vis une sorte de sinusoïde permanente : des moments incroyables et d’autres très difficiles. Il faut aussi s’entourer des bonnes personnes. Dans une entreprise technologique, l’actif principal, ce n’est pas la machine ou la propriété intellectuelle : ce sont les gens, leur cerveau, leur capacité à résoudre des problèmes.
    Quelle innovation t’impressionne le plus aujourd’hui ?
    L’innovation qui m’a le plus impressionné ces dernières années, c’est clairement Starlink. C’est un système d’une complexité technique incroyable, mais qui est exécuté avec une élégance remarquable. Aujourd’hui, on peut avoir du très haut débit dans des endroits où il n’y avait quasiment pas d’Internet. C’est un exemple spectaculaire de ce que la technologie peut apporter concrètement.

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    🎤 Un agent IA qui prend la main sur tous vos logiciels (Jean-Luc Haurais, Delentra)

    17/03/2026 | 15 mins.
    Et si une intelligence artificielle pouvait utiliser votre ordinateur exactement comme vous ? C’est la promesse de Delentra, une technologie capable de piloter n’importe quel logiciel — du navigateur à Photoshop — pour exécuter des tâches complexes à la place de l’utilisateur.
    Interview : Jean-Luc Haurais, cofondateur et directeur de la recherche de Delentra
    Punchlines
    Delentra peut piloter tous les logiciels d’un ordinateur.
    L’IA manipule la souris comme un humain.
    Aucun développement n’est nécessaire pour automatiser des tâches.
    La sécurité des données est pensée pour les entreprises.
    Delentra exécute les actions demandées en langage naturel.
    En quoi consiste l’outil que vous développez chez Delentra ?
    L’idée est née d’une demande récurrente d’entreprises qui souhaitaient automatiser certaines tâches grâce à des agents IA. Nous avons constaté que chaque organisation avait des besoins différents et qu’il serait très compliqué de développer des agents spécifiques pour chaque cas.
    Nous avons donc voulu créer un outil capable de répondre à toutes sortes de demandes, un peu comme un ChatGPT, mais appliqué aux actions concrètes sur un ordinateur. Delentra peut prendre la main sur le poste de l’utilisateur — avec son accord — et effectuer des tâches à sa place en manipulant les logiciels comme le ferait un humain, notamment grâce au contrôle de la souris et du clavier.
    Quelle différence avec les agents proposés par OpenAI ou Anthropic ?
    Aujourd’hui, les solutions proposées par ces acteurs peuvent piloter un navigateur. Mais cela reste limité à cet environnement. Delentra, lui, agit sur l’ensemble des applications disponibles sur un système d’exploitation.
    Cela signifie qu’il peut utiliser des logiciels comme Photoshop, des outils de bureautique, des logiciels 3D ou encore un navigateur pour accéder à des services comme Salesforce ou Sage. L’idée est de ne pas se limiter à une seule interface, mais de pouvoir manipuler tout l’écosystème logiciel d’un ordinateur.
    Concrètement, quels types de tâches peut-il réaliser ?
    Delentra peut prendre en charge de nombreuses tâches répétitives. Par exemple, nous l’avons utilisé pour analyser plus d’une centaine de candidatures reçues par mail dans le cadre d’un recrutement. L’outil a récupéré les fichiers PDF, extrait les informations, puis les a transformées dans un tableau Excel normalisé.
    Il peut également analyser les agendas, identifier les meilleurs candidats selon des critères définis par l’entreprise et organiser automatiquement les rendez-vous en fonction des disponibilités de chacun. Tout cela se fait en langage naturel, sans développement spécifique ni intervention d’un informaticien.
    L’IA peut même manipuler des logiciels créatifs comme Photoshop ?
    Oui, tout à fait. Par exemple, pour publier un post LinkedIn, Delentra peut analyser le contenu, ouvrir Photoshop pour modifier une maquette existante, ajuster les textes, enregistrer l’image dans le bon format, puis publier le contenu sur LinkedIn.
    Il fonctionne comme un utilisateur humain. Il peut aussi utiliser d’autres outils d’IA, comme ChatGPT ou Gemini, pour générer du contenu supplémentaire et l’intégrer dans un projet si nécessaire.

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    🇫🇷🇨🇦 Debrief Transat – Agents IA, world models et Xbox sur PC

    16/03/2026 | 29 mins.
    Meta relance la course aux agents IA avec le rachat de Moltbook. Amazon souffre de bugs créés par l'IA. Des humains se filment pour entrainer des IA. Microsoft transforme les PC sous Windows 11 en Xbox.
    Avec Bruno Guglielminetti (Mon Carnet).
    Meta met la main sur Moltbook, le réseau social des agents IA
    Le rachat de Moltbook, sorte de “Reddit des agents” dopé à OpenClaw, illustre l’accélération de la bataille autour de l’IA agentique. Jérôme et Bruno y voient à la fois un coup tactique face à OpenAI et un possible laboratoire grandeur nature pour observer des agents interagir entre eux (à écouter aussi : La folie des agents IA : les big tech accélèrent).
    Amazon : des bugs générés par IA
    Amazon reconnaît avoir subit des pannes causées par du code généré par intelligence artificielle.
    Un milliard pour AMI, le pari français de Yann LeCun
    Autre grand sujet de la semaine : la levée de fonds spectaculaire d’AMI, la start-up cofondée par Yann LeCun, valorisée autour de 3 à 3,5 milliards de dollars après un tour de table d’environ 1,03 milliard. L’ambition est immense : développer des “world models”, capables de comprendre le monde physique au-delà du texte, avec l’idée de dépasser les limites actuelles des LLM.
    A écouter aussi : 900 millions pour changer l’IA : le pari fou de Yann Le Cun.
    Des humains filment leur quotidien pour instruire les robots
    Des travailleurs acceptent de se filmer pendant des heures pour alimenter les bases de données destinées à l’apprentissage des robots. Faire la vaisselle, ranger, manipuler des objets : autant de gestes banals qui deviennent des ressources précieuses pour une robotique encore très maladroite dans le monde réel.
    Xbox veut transformer les PC Windows 11 en terrain de jeu géant
    Cap sur le jeu vidéo avec la stratégie de Microsoft autour d’un “Xbox mode” destiné à rapprocher encore davantage l’univers Xbox et les PC sous Windows 11. Pour Bruno, c’est une façon habile d’ouvrir instantanément l’écosystème Xbox à un immense parc de machines compatibles, sans remettre totalement en cause la console.
    Dans Mon Carnet : musique, IA, Mila et désinformation
    Bruno annonce dans Mon Carnet une interview avec un compositeur de Disney à Paris, qui utilise de plus en plus l’IA dans son travail musical. Il évoque aussi le rôle du Mila, l’institut québécois d’IA fort de plus de 1 200 chercheurs, ainsi qu’un jeu en ligne conçu pour tester notre rapport à la désinformation.
    Dans Monde Numérique : agents français, cybersécurité et réalité mixte
    Jérôme présente plusieurs entretiens à écouter dans L’Hebdo du 14 mars , notamment un agent IA capable d’opérer n’importe quel logiciel sur ordinateur, les nouveaux risques cyber liés à l’IA ; et un nouveau portrait d'innovateur, celui de Stan Larroque, Lynx Mixed Reality, créateur du seul casque européen de réalité mixte.

    Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

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