Le Canada veut passer de la recherche IA à l’industrie • L’Europe tente de réduire sa dépendance numérique • Qwant devient un symbole de souveraineté • Mistral se heurte au droit d’auteur • Microsoft pousse l’IA agentique partout • Alexa+ trop lent • Mon Carnet explore les batteries lourdes • Monde Numérique reçoit Qwant et enquête sur la cybersécurité et l’hôpital
Avec Bruno Guglielminetti (Mon Carnet)
Le Canada veut industrialiser son IA
Au Canada, le gouvernement de Mark Carney présente sa stratégie « AI for All », avec l’objectif de faire passer l’adoption de l’IA par les entreprises d’un peu plus de 12 % à 60 % d’ici 2034 et de créer 250 000 emplois liés à l’IA sur cinq ans. On retient surtout le changement de cap : le pays veut rester fort en recherche, mais pousser davantage la commercialisation, les infrastructures souveraines, la littératie numérique et la cybersécurité.
Souveraineté numérique : même combat des deux côtés de l’Atlantique
En Europe, la Commission européenne lance un paquet de mesures pour renforcer la souveraineté technologique dans les semi-conducteurs, l’IA, le cloud et les infrastructures numériques. On souligne que l’objectif n’est pas l’autarcie totale, mais une réduction des dépendances critiques vis-à-vis des fournisseurs américains et asiatiques, avec une préférence européenne qui pourrait bouleverser les habitudes d’achat public.
Qwant, symbole européen au Parlement
Le Parlement européen remplace Google par Qwant comme moteur de recherche par défaut sur Edge et Firefox à partir du 4 juin 2026, tout en laissant les utilisateurs choisir une alternative. On y voit un geste fort, peut-être symbolique, mais révélateur d’un mouvement plus large : faire exister des outils européens face aux géants américains. Dans Monde Numérique, Jérôme annonce une interview du directeur général de Synfonium, la société qui possède Qwant.
Mistral face au casse-tête du droit d’auteur
Mistral AI se retrouve au cœur d’un dilemme européen : protéger les ayants droit ou ne pas fragiliser l’une des rares pépites européennes de l’IA. Nous revenons sur cette tension entre innovation, souveraineté et rémunération des contenus, avec un risque clair : imposer aux acteurs européens des contraintes que les géants américains ont déjà largement contournées.
Microsoft veut rendre l’IA incontournable
À l’occasion de Microsoft Build 2026, Microsoft pousse une vision très agentique de l’informatique, où l’IA devient l’interface principale entre l’utilisateur, ses données et ses appareils. On évoque notamment les nouvelles briques autour de Copilot, les agents, les modèles embarqués et les machines capables de faire tourner localement des modèles puissants, dont une dev box fondée sur la technologie NVIDIA RTX Spark.
L’ordinateur sans applications se rapproche
Bruno relève une idée forte : demain, l’appareil pourrait ne plus être organisé autour d’applications, mais autour d’un assistant capable de tout orchestrer à la demande. On met cette évolution en perspective avec les annonces de Microsoft, les travaux d’OpenAI sur de nouveaux appareils, et les ambitions de Qualcomm, Intel ou MediaTek dans l’IA locale.
Alexa+ : plus intelligent, mais trop lent
Jérôme partage son retour d’expérience avec Alexa+, désormais testé à la maison en France. L’assistant paraît plus courtois, plus conversationnel et compatible avec de nombreux appareils existants, mais la latence devient gênante, surtout pour les gestes simples de domotique comme allumer les lumières ou baisser les volets. Il note aussi la disparition de plusieurs « skills », toujours visibles dans l’application mobile mais inutilisables sur certains appareils Echo récents.
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