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    Rediffusion - Géronimo

    23/2/2026 | 2 mins.
    Géronimo (1829-1909) est l’un des chefs amérindiens les plus célèbres de l’histoire des États-Unis. Figure de résistance et symbole de la lutte des peuples autochtones pour leur survie, il est connu pour avoir défié l'armée américaine et mexicaine durant des décennies.

    Origines et jeunesse

    Géronimo, de son vrai nom Goyaałé (« Celui qui bâille »), naît dans la tribu des Bedonkohe, un sous-groupe des Apaches Chiricahua, dans l’actuel Arizona. Il grandit dans une culture guerrière où la survie repose sur la chasse, le nomadisme et la défense du territoire face aux colons et aux armées.

    Sa vie bascule en 1858 lorsque sa femme, ses enfants et sa mère sont massacrés par des soldats mexicains. Cet événement tragique alimente sa haine envers les Mexicains et les colons, déclenchant une série de représailles qui marquent le début de sa légende.

    Résistance et leadership

    Bien qu’il ne soit pas un chef tribal au sens traditionnel, Géronimo devient un leader influent grâce à son charisme et sa détermination. Il mène des raids audacieux contre les Mexicains et, plus tard, contre l’armée américaine, alors que les Apaches sont contraints de céder leurs terres face à l’expansion coloniale.

    À partir des années 1870, les États-Unis cherchent à contrôler les Apaches en les déplaçant dans des réserves. Géronimo et ses partisans refusent cette soumission et mènent une résistance armée, se réfugiant dans les montagnes et utilisant des tactiques de guérilla pour échapper aux forces ennemies. Ses exploits, amplifiés par les journaux de l’époque, font de lui une figure emblématique de la résistance autochtone.

    Capture et fin de vie

    Après des années de poursuite, Géronimo se rend finalement en 1886 aux autorités américaines, devenant l’un des derniers chefs amérindiens à déposer les armes. Il passe le reste de sa vie en captivité, d’abord en Floride, puis en Alabama et en Oklahoma.

    Ironiquement, malgré son statut de prisonnier, Géronimo devient une célébrité nationale. Il participe à des expositions, comme l’Exposition universelle de Saint-Louis en 1904, où il vend des souvenirs et raconte son histoire.

    Héritage

    Géronimo incarne la résistance face à l’oppression et la défense de l’identité culturelle. Bien que sa reddition marque la fin d’une époque pour les Apaches, il reste une source d’inspiration pour les peuples autochtones et un symbole de courage face à l’adversité.
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    BONUS - La bête du Gévaudan: Résistante aux balles bénies ?

    21/2/2026 | 1 mins.
    Entre 1764 et 1767, dans l’actuelle Lozère, une créature terrorise les campagnes du Gévaudan. Plus de cent morts, essentiellement des femmes et des enfants. Les récits décrivent un animal énorme, au pelage rougeâtre, à la poitrine large, au museau allongé.

    On l’appelle bientôt la Bête.

    L’affaire remonte jusqu’à la cour de Louis XV. Des chasseurs royaux sont envoyés. Des battues géantes mobilisent des centaines d’hommes. On abat des loups. On expose leurs cadavres. Mais les attaques continuent.

    C’est dans ce climat de peur qu’apparaît une rumeur tenace.
    La Bête ne serait pas un simple animal.
    Elle serait invulnérable aux balles ordinaires.

    Dans une société encore profondément religieuse, l’explication prend une tournure surnaturelle : si l’animal résiste aux fusils, c’est qu’il est protégé par le diable. Certains prêtres évoquent un châtiment divin. D’autres parlent de loup-garou.
    Et voici l’anecdote.
    En juin 1767, un paysan du nom de Jean Chastel participe à une nouvelle battue. Selon la légende, il aurait fait fondre des médailles de la Vierge pour fabriquer des balles bénies. Il aurait récité des prières avant de tirer.
    Ce jour-là, il abat un grand canidé.
    Les attaques cessent.
    Immédiatement, la rumeur se cristallise : seule une balle bénie pouvait tuer la Bête.
    Historiquement, rien ne prouve que les balles aient réellement été consacrées. Les archives parlent surtout d’un tir bien placé. Mais l’idée frappe les esprits.
    Pourquoi ?
    Parce que l’affaire dépasse la zoologie. Elle révèle une société rurale confrontée à l’inexplicable. À l’époque, les loups sont nombreux en France. Les hivers sont rudes. Les enfants gardent les troupeaux seuls. Les attaques existent réellement.
    Mais l’ampleur de la panique transforme un prédateur en monstre.
    Aujourd’hui, les historiens penchent pour un ou plusieurs grands loups, peut-être hybrides, peut-être exceptionnellement agressifs. Certains ont évoqué une hyène échappée d’une ménagerie. D’autres parlent d’une manipulation.
    Ce qui est certain, c’est que la Bête du Gévaudan est devenue un mythe national.
    Et que cette histoire de balles bénies montre une chose essentielle : face à la peur, l’homme cherche du sens.
    Même si ce sens passe par le surnaturel.
    Et peut-être que la véritable Bête n’était pas invincible… mais simplement incomprise.
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    La bête du Gévaudan

    20/2/2026 | 2 mins.
    La Bête du Gévaudan est l’un des plus grands mystères criminels de l’histoire française. Entre 1764 et 1767, dans l’ancienne province du Gévaudan — correspondant aujourd’hui à la Lozère — une créature inconnue attaque et tue des dizaines de personnes, principalement des femmes et des enfants.

    Tout commence en juin 1764. Une jeune bergère affirme avoir été attaquée par un animal « énorme », au pelage roux, doté d’une large mâchoire et d’une longue queue. Rapidement, les attaques se multiplient. Les victimes sont retrouvées atrocement mutilées, parfois décapitées. On dénombre officiellement plus de 80 morts, certains historiens avançant un chiffre encore plus élevé.

    L’affaire prend une ampleur nationale. À l’époque, la France est dirigée par Louis XV. Informé des événements, le roi envoie des chasseurs professionnels pour abattre la bête. Plusieurs loups sont tués, mais les attaques continuent. La population est terrorisée. Les récits parlent d’un animal « plus grand qu’un loup », parfois décrit comme presque monstrueux.

    En 1765, un grand loup est abattu par le porte-arquebuse du roi, François Antoine. On croit l’affaire terminée. Mais les meurtres reprennent. La psychose s’installe. Certains évoquent un animal dressé, d’autres une créature exotique, voire une punition divine. L’imaginaire collectif s’emballe.
    Finalement, en juin 1767, un paysan nommé Jean Chastel abat un animal lors d’une battue organisée localement. Après cette mort, les attaques cessent définitivement. Était-ce réellement la bête ? Impossible de l’affirmer avec certitude.

    Les hypothèses abondent. La plus probable reste celle d’un ou plusieurs loups particulièrement agressifs. Au XVIIIe siècle, les loups étaient nombreux en France, et les attaques sur l’homme, bien que rares, existaient. D’autres théories évoquent un hybride chien-loup, un animal exotique importé, voire un tueur humain utilisant un animal comme couverture.

    Ce qui rend l’affaire fascinante, c’est le contexte. Nous sommes en plein siècle des Lumières, époque de rationalité et de progrès. Pourtant, la peur, la rumeur et la fascination pour le monstrueux dominent. La Bête du Gévaudan devient un mythe national, à la frontière entre histoire documentée et légende populaire.

    Aujourd’hui encore, elle incarne la rencontre entre réalité rurale, peur collective et imaginaire du loup. Plus qu’un simple fait divers, c’est un miroir des angoisses d’une société face à l’inconnu.
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    BONUS – Le suicide de Mishima: Un corps transformé

    19/2/2026 | 2 mins.
    Quand on regarde les photos de Yukio Mishima dans les années 1960, on voit un homme musclé, torse nu, posant comme un culturiste. Épaules larges, abdominaux dessinés, regard dur.

    Mais le jeune Mishima était tout l’inverse.

    Enfant fragile, souvent malade, surprotégé par une grand-mère autoritaire, il est dispensé de sport. À l’école, il est jugé trop faible pour le service militaire pendant la Seconde Guerre mondiale — un épisode qui le marquera profondément. Il en gardera une honte persistante : celle de ne pas avoir été « à la hauteur » physiquement.

    Dans les années 1950, déjà écrivain reconnu au Japon grâce au Pavillon d’or, il prend une décision radicale.

    Il va reconstruire son corps.

    Il se met à la musculation avec une discipline quasi militaire. Haltères, barres, répétitions quotidiennes. Il pratique aussi le kendo, l’art du sabre. Il documente ses progrès avec des photos soigneusement mises en scène.

    Pourquoi un romancier, intellectuel brillant, ressent-il ce besoin ?

    Parce que Mishima nourrit une conviction profonde : la littérature seule est insuffisante.

    Il écrit un essai intitulé Soleil et acier, où il explique son obsession. Selon lui, l’intellect est abstrait, désincarné. Les mots sont faibles. Le corps, lui, est concret. Il donne accès à la réalité, à la souffrance, à la vérité.

    Il va jusqu’à affirmer que ses premiers succès littéraires lui paraissent « désincarnés ». Il veut que sa pensée passe par la chair.

    Cette transformation n’est pas un simple hobby. Elle devient une composante centrale de son identité publique. Il pose comme un saint Sébastien transpercé de flèches, dans une photographie devenue célèbre. Il met en scène sa musculature comme un manifeste esthétique.

    Mishima cherche l’unité : l’esprit et le corps, la beauté et la force, l’art et l’action.

    Ce qui fascine, c’est que cette métamorphose est volontaire, méthodique, presque théâtrale. Il ne subit pas son image : il la fabrique.

    Au fond, cette anecdote révèle quelque chose d’essentiel : Mishima n’était pas seulement un écrivain. Il était un metteur en scène de lui-même.

    Un auteur qui considérait que son propre corps pouvait devenir un texte.

    Et peut-être que, chez lui, la littérature ne s’écrivait pas seulement avec de l’encre… mais avec des muscles.

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    Le suicide de Mishima

    18/2/2026 | 3 mins.
    Yukio Mishima, de son vrai nom Kimitake Hiraoka, est l’un des plus grands écrivains japonais du XXe siècle. Né en 1925, il devient célèbre après la Seconde Guerre mondiale grâce à des romans comme Le Pavillon d’or ou la tétralogie La Mer de la fertilité. Son œuvre explore la beauté, la mort, le corps, l’honneur et le déclin du Japon traditionnel. Brillant, cultivé, fasciné par l’esthétique du sacrifice, Mishima ne sépare jamais totalement littérature et mise en scène de soi.

    Son suicide, le 25 novembre 1970, est l’un des plus spectaculaires de l’histoire contemporaine.

    À cette date, Mishima se rend au quartier général des Forces japonaises d’autodéfense à Ichigaya, à Tokyo, accompagné de quatre membres de la Tatenokai, une milice privée qu’il a fondée. Cette organisation, composée d’étudiants nationalistes, défend l’empereur et les valeurs traditionnelles japonaises. Le Japon d’après-guerre, pacifiste et constitutionnel, lui apparaît comme affaibli, matérialiste et privé de sa grandeur spirituelle.

    Mishima prend en otage un général et tente d’adresser un discours aux soldats rassemblés dans la cour. Il les appelle à se soulever pour restaurer les pleins pouvoirs de l’empereur et réviser la Constitution pacifiste imposée après 1945. Mais son discours est hué. Les soldats rient, crient, ne le prennent pas au sérieux. L’appel à l’insurrection échoue.

    C’est alors que Mishima passe à l’acte prévu.

    Il se retire dans le bureau du général et accomplit un seppuku, le suicide rituel des samouraïs. Il s’ouvre l’abdomen avec un sabre court, conformément à la tradition. Un de ses disciples doit ensuite le décapiter pour abréger ses souffrances. L’exécution est maladroite, chaotique. Finalement, un autre membre du groupe achève le geste.
    Ce suicide n’est ni impulsif ni improvisé. Mishima l’a préparé depuis des années. Il a mis en scène son corps, pratiqué la musculation, posé comme modèle, écrit une œuvre entière traversée par l’idée que la beauté trouve son accomplissement dans la mort volontaire. Le matin même, il avait remis à son éditeur le dernier volume de sa tétralogie.

    Son geste choque profondément le Japon. Était-ce un acte politique sincère ? Une performance esthétique ultime ? Une provocation désespérée face à la modernité ? Probablement un mélange des trois.

    Le suicide de Mishima reste un événement unique : la rencontre brutale entre littérature, nationalisme, théâtre et mort rituelle, dans un Japon devenu moderne mais hanté par son passé.
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