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    Jack Lang dans le dossier Epstein

    05/2/2026 | 3 mins.
    Jack Lang, 86 ans, est clairement mentionné dans la nouvelle vague de documents du Jeffrey Epstein Files rendus publics par le ministère américain de la Justice. Ces fichiers comprennent plusieurs millions de pages, des milliers de vidéos et d’images issues de l’enquête sur le financier américain condamné pour trafic sexuel... Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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    BONUS - Le devoir conjugal : la grève du sexe

    05/2/2026 | 2 mins.
    Pendant des siècles, le mariage a été pensé comme un contrat impliquant des obligations, y compris sexuelles, au point que l’on parlait de “devoir conjugal”. Mais que se passe-t-il lorsque ce devoir supposé est volontairement suspendu, non pas par désamour, mais comme moyen de pression politique ? Je veux parler de la greve du sexe !

    Carcette forme de protestation qui traverse l’histoire depuis plus de deux millénaires existe bel et bien.

    La première référence connue apparaît dans la Grèce antique, en 411 avant notre ère, avec la comédie Lysistrata d’Aristophane. Dans cette pièce, les femmes d’Athènes et de Sparte, excédées par la guerre du Péloponnèse qui dure depuis des années, décident de s’unir et de refuser toute relation sexuelle à leurs maris tant que ceux-ci ne s’engageront pas à négocier la paix. Bien qu’il s’agisse d’une œuvre de fiction, Aristophane met en scène une intuition puissante : ce qui se joue dans les foyers peut parfois peser sur les décisions politiques.

    Pendant des siècles, cette idée reste cantonnée au domaine symbolique. Mais au début du XXIe siècle, elle prend une dimension bien réelle.
    En 2003, au Liberia, un pays ravagé par quatorze années de guerre civile ayant causé environ 250 000 morts, une travailleuse sociale nommée Leymah Gbowee mobilise des milliers de femmes chrétiennes et musulmanes au sein d’un mouvement appelé Women of Liberia Mass Action for Peace. Ces femmes organisent des prières collectives, des sit-in, des marches silencieuses… et annoncent également une grève du sexe destinée à exercer une pression sur les chefs de guerre et les responsables politiques.

    L’objectif n’est pas seulement symbolique. Il s’agit de montrer que les femmes, jusque-là reléguées aux marges du processus politique, peuvent devenir un acteur central du rapport de force.

    Sous cette pression croissante, des négociations de paix s’ouvrent à Accra, au Ghana. En août 2003, un accord est signé, mettant fin officiellement au conflit. Quelques années plus tard, le Liberia élit Ellen Johnson Sirleaf, première femme présidente du continent africain. En 2011, Leymah Gbowee reçoit le prix Nobel de la paix.
    Depuis, d’autres mouvements s’inspirent de cette stratégie. En 2009, au Kenya, des organisations féminines appellent à une grève du sexe d’une semaine pour pousser les dirigeants à résoudre une crise politique majeure. En Colombie, dans certaines zones touchées par la violence des gangs, des femmes lancent des initiatives similaires pour protester contre l’insécurité.

    La grève du sexe ne garantit pas le succès. Mais elle révèle quelque chose de fondamental : le pouvoir ne s’exerce pas uniquement dans les parlements ou les palais présidentiels. Il circule aussi dans les relations humaines, dans l’intimité, dans les choix personnels.

    Et parfois, ce sont précisément ces choix-là qui fissurent les structures les plus solides.
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    Le devoir conjugal

    04/2/2026 | 2 mins.
    Dans l’imaginaire populaire, le devoir conjugal évoque l’idée qu’un époux doit avoir des relations sexuelles avec son conjoint parce qu’ils sont mariés. Mais qu’est-ce que cela signifie vraiment dans le droit français — et pourquoi l’Assemblée nationale vient-elle de voter pour y mettre fin ?

    1. Une notion ancienne et ambiguë
    Le terme devoir conjugal ne figure pas explicitement dans le Code civil français. Il s’est construit au fil du temps à partir de l’idée que la “communauté de vie” entre époux — inscrite dans l’article 215 du Code civil — impliquait aussi une “communauté de lit”, c’est-à-dire une vie sexuelle régulière. Cette interprétation, portée par la jurisprudence (décisions de justice), a laissé croire pendant des décennies qu’un mari et une femme mariés avaient une obligation d’avoir des relations sexuelles.
    2. Un héritage culturel et juridique contesté
    Historiquement, dans de nombreuses sociétés, la sexualité au sein du mariage était considérée comme un droit du mari sur la femme, ancré dans des normes sociales dominantes. En droit, cela se traduisait par une présomption implicite d’obligation sexuelle, bien que ce ne soit jamais écrit noir sur blanc dans la loi. (Le Monde.fr)
    Cette conception a eu des conséquences concrètes : dans certains divorces pour faute, des juges pouvaient attribuer la responsabilité à un époux parce qu’il avait refusé d’avoir des relations sexuelles avec son conjoint — même si ce refus repose sur un choix personnel légitime. (Wikipedia)
    3. L’évolution du droit et du consentement
    Le droit français a progressivement évolué : le viol conjugal a été pénalisé, et depuis une réforme récente (2025), la notion de consentement est centrale dans la définition du viol et des agressions sexuelles. La Cour européenne des droits de l’Homme (CEDH) a condamné la France pour avoir laissé subsister une jurisprudence assimilant l’absence de rapports sexuels à une faute au divorce.

    4. La réforme votée par l’Assemblée nationale
    Le 28 janvier 2026, l’Assemblée nationale a voté à l’unanimité une loi qui clarifie le droit : le mariage ne crée plus aucune obligation de relations sexuelles entre époux. Cela signifie notamment que :
    l’article 215 du Code civil est modifié pour préciser que la “communauté de vie” n’implique aucune obligation sexuelle ;
    un divorce pour faute ne peut plus être fondé sur le refus ou l’absence de relations sexuelles.

    Ce vote marque une rupture symbolique mais aussi juridique : il met définitivement fin à une lecture patriarcale du mariage, affirme que le consentement est indispensable, et protège mieux l’autonomie corporelle de chacun, y compris au sein de la sphère conjugale. (information.tv5monde.com)

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    BONUS - Les Gardiens de la Révolution: Internet comme une arme de guerre

    03/2/2026 | 2 mins.
    En Iran, le contrôle d’Internet n’est pas assuré principalement par un ministère civil. Il est en grande partie supervisé par une structure liée directement aux Gardiens de la révolution islamique, au sein d’unités spécialisées dans la cybersécurité et la surveillance numérique.

    Tout commence réellement après les manifestations de 2009, connues sous le nom de Mouvement vert. Des millions d’Iraniens descendent alors dans les rues pour contester l’élection présidentielle. Les autorités constatent que Facebook, Twitter, SMS et messageries chiffrées jouent un rôle clé dans l’organisation des rassemblements.

    Dans les mois qui suivent, les Gardiens créent une branche dédiée : le Cyber Defense Command et renforcent l’unité de cyber-police baptisée FATA. Objectif officiel : lutter contre la cybercriminalité. Objectif réel : surveiller l’activité politique en ligne.

    Aujourd’hui, l’Iran figure parmi les pays les plus restrictifs au monde en matière d’Internet.
    Plus de 70 % des 500 sites web les plus visités au monde sont bloqués depuis l’intérieur du pays.
    Facebook, X (ex-Twitter), YouTube, Telegram, TikTok et de nombreux services Google sont officiellement interdits.

    Les Gardiens exploitent un système de filtrage national centralisé, capable d’inspecter le trafic en profondeur (Deep Packet Inspection). Cette technologie permet :
    D’identifier les mots-clés
    De reconnaître des images
    De bloquer des vidéos en temps réel
    D’interrompre des connexions chiffrées

    Lors des grandes vagues de protestation de 2019, le régime va plus loin :
    Internet est coupé presque totalement pendant environ 7 jours sur l’ensemble du territoire. Les connexions internationales chutent de plus de 90 %, selon les données de surveillance réseau.
    Cette coupure n’est pas improvisée. Elle repose sur un projet stratégique piloté avec les Gardiens : le Réseau national d’information (National Information Network).
    Ce réseau interne permet au pays de fonctionner numériquement sans dépendre d’Internet mondial : services administratifs, banques, messageries locales, plateformes nationales.
    Concrètement, cela signifie que l’État peut :
    Couper Internet international
    Maintenir un intranet iranien actif
    Continuer la surveillance intérieure

    Les arrestations liées aux activités en ligne se chiffrent chaque année en milliers de cas.
    Blogueurs, vidéastes, administrateurs de chaînes Telegram, journalistes citoyens, simples utilisateurs : tous peuvent être accusés de « propagande contre l’État » ou « atteinte à la sécurité nationale ».

    Les Gardiens mènent également des opérations d’infiltration : création de faux comptes, groupes piégés, forums contrôlés, destinés à identifier les opposants.

    En résumé, les Pasdaran ne se contentent pas de bloquer des sites.
    Ils ont transformé l’espace numérique iranien en zone de contrôle militaire.
    Dans ce modèle, Internet n’est pas vu comme un espace de liberté.
    Il est traité comme un champ de bataille.

    Un champ de bataille où chaque clic, chaque message, chaque image peut devenir une preuve.
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    Les Gardiens de la Révolution

    02/2/2026 | 2 mins.
    Les Gardiens de la Révolution islamique, appelés en persan Pasdaran, constituent l’un des piliers centraux du régime iranien. Créés en 1979, juste après la révolution qui renverse le Shah, leur objectif initial est clair : protéger le nouveau système politique islamique voulu par l’ayatollah Khomeiny. Contrairement à l’armée classique, chargée de défendre les frontières, les Gardiens de la Révolution sont conçus comme une force idéologique, garante de l’esprit de la révolution.

    Dès le départ, leur mission dépasse le simple cadre militaire. Ils doivent empêcher toute contre-révolution, surveiller les opposants internes et préserver l’influence du clergé chiite au sommet de l’État. Cette logique explique pourquoi les Pasdaran relèvent directement du Guide suprême, l’autorité la plus puissante du pays, et non du président ou du Parlement.

    Sur le plan organisationnel, les Gardiens de la Révolution disposent de forces terrestres, navales et aériennes, mais aussi d’unités spécialisées. La plus célèbre est la Force al-Qods, chargée des opérations extérieures. Elle soutient des alliés de l’Iran au Moyen-Orient, comme le Hezbollah libanais, certains groupes armés en Irak, en Syrie ou au Yémen. Grâce à cette force, l’Iran étend son influence régionale sans engager officiellement son armée.

    À l’intérieur du pays, les Pasdaran contrôlent également les milices Bassidji, une force paramilitaire composée de volontaires. Les Bassidji jouent un rôle majeur dans le maintien de l’ordre, notamment lors des manifestations. Ils sont souvent en première ligne pour réprimer les mouvements de contestation.

    Mais les Gardiens de la Révolution ne sont pas seulement une puissance militaire. Ils sont aussi un acteur économique majeur. Au fil des décennies, ils ont pris le contrôle de vastes secteurs : construction, énergie, télécommunications, transports, banques. De nombreuses entreprises leur appartiennent directement ou indirectement. Cette présence économique leur procure des ressources financières considérables et renforce encore leur poids politique.

    Sur le plan international, les Pasdaran sont perçus de manière très négative par de nombreux pays occidentaux, qui les accusent de soutenir le terrorisme et de déstabiliser la région. Les États-Unis les ont même classés comme organisation terroriste, une décision exceptionnelle pour une force armée d’un État.

    En résumé, les Gardiens de la Révolution forment un véritable « État dans l’État ». Ils protègent le régime, influencent la politique étrangère, contrôlent une partie de l’économie et pèsent lourdement sur la vie quotidienne des Iraniens. Comprendre les Pasdaran, c’est comprendre l’un des rouages essentiels du pouvoir en Iran.
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En 3 minutes, l'essentiel à connaitre sur un sujet de culture générale. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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